La politique publique des 1000 premiers jours de l’enfant
Publié le Mis à jour le 22/01/2026 |
Les 1000 premiers jours est le moment de vie qui va du 4e mois de grossesse aux deux ans révolus de l’enfant. Parce que c’est une période clef pour le développement de l’enfant, sa santé et celle de l’adulte qu’il deviendra, le Gouvernement a décidé d’en faire une politique prioritaire.
Pourquoi les 1000 premiers jours de l’enfant sont-ils déterminants ?
Les connaissances scientifiques ont montré que durant cette période :
- le cerveau et le corps se développent à une vitesse extraordinaire : l’enfant interagit, explore et découvre le monde ;
- les environnements où grandit l’enfant, ses premières expériences de vie influencent son développement mais aussi sa santé future.
Cette période est ainsi un moment crucial pour répondre aux besoins essentiels de l’enfant et prévenir des inégalités qui se forment dès le plus jeune âge.
Repenser notre action publique en repartant des besoins de l’enfant et de ses parents
Une commission d’experts présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik s’est réunie en 2020 à l’initiative du président de la République, Emmanuel Macron, lors de son premier mandat. Le rapport qui en découle a permis d’identifier les facteurs favorables au développement de l’enfant et les leviers pour investir davantage l’accompagnement des familles pendant les 1000 premiers jours.
De ce rapport est née la politique publique des 1000 premiers jours. Son approche globale consiste à travailler de façon interministérielle, décloisonnée, entre acteurs de la santé, du social et du médico-social, et à concevoir ensemble une action complète et coordonnée.
Sur le terrain, les agences régionales de santé (ARS) et les directions régionales de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) animent le déploiement tant des actions que de la démarche. Elles travaillent en lien étroit avec les caisses d’allocations familiales (CAF), les caisses d’assurance maladie (CPAM), la Mutualité sociale agricole (MSA) et les collectivités territoriales.
L’action gouvernementale sur les 1000 premiers jours est suivie dans le cadre du Comité interministériel à l’enfance. Elle intègre notamment un volet d’action en faveur de la santé et le bien-être du jeune enfant et de ses parents. Les feuilles de route successives ont servi de levier pour déployer les actions clés du programme.
De 2021 à 2024, des actions concrètes sur cinq axes prioritaires
L’enjeu est de proposer aux futurs et nouveaux parents un accompagnement adapté et sans rupture de continuité et de construire des environnements favorables au développement et à la santé de l’enfant. Depuis 2021, cinq principaux objectifs sont visés :
1. Mettre à disposition des parents et futurs parents des informations simples, accessibles et fiables
Notamment en utilisant les potentialités du numérique :
- le site 1000-premiers-jours.fr,
- l’application mobile des 1 000 premiers jours,
- le livret de nos 1000 premiers jours,
- le « widget » blues pour prévenir des risques de dépression post-partum.
Retrouver également les outils créés par Santé publique France (affiche, flyer et spots)
2. Améliorer l’accompagnement des parents pendant toute la période
En tâchant d’éviter les discontinuités et de renforcer le soutien aux moments clés, en particulier en soutenant le déploiement de l’entretien prénatal précoce, (depuis 2022) de l’entretien postnatal précoce et du dispositif sage-femme référente.
Un « parcours naissance » sur mesdroitssociaux.gouv.fr, mis en place entre les caisses d’assurance maladie et d’allocations familiales, informe les parents des démarches à entreprendre et des informations utiles mois par mois.
3. Proposer un accompagnement renforcé selon les besoins des parents et les vulnérabilités
En déployant en particulier un service adapté aux parents en situation de handicap (SAPPH) désormais appelé « Cap’parents », ou en renforçant les moyens de prise en charge des situations de détresse psychique des parents.
4. Inviter les parents à prendre du temps pour construire la relation avec leur enfant
En particulier grâce à un congé paternité porté à 25 jours et en travaillant à une meilleure conciliation entre vie familiale, vie sociale et vie professionnelle.
5. Améliorer la qualité des modes d’accueil du jeune enfant
En s’appuyant sur la mise en œuvre de la charte nationale pour l’accueil du jeune enfant et depuis 2025 du référentiel national de la qualité d’accueil du jeune enfant qui accompagne la mise en place du service public de la petite enfance.