L'allocation journalière de présence parentale

Publié le 02/12/2022 Temps de lecture : 2 minutes

L’allocation journalière de présence parentale (AJPP) est attribuée aux parents cessant ponctuellement leur activité professionnelle pour accompagner leur enfant de moins de 20 ans gravement malade, en situation de handicap ou accidenté et qui présente le besoin d'une présence soutenue.

Cette allocation permet d’indemniser le congé de présence parentale qui est ouvert aux salariés, agents publics, travailleurs indépendants ou chômeurs indemnisés.

Ouverte sur présentation d’un certificat médical attestant de l’état de santé de l’enfant, ils bénéficient d’une aide financière pour chaque journée ou demi-journée d’interruption d’activité et passée aux côtés de leur enfant. Le droit à l’AJPP est ouvert pour la durée du traitement de l’enfant, dans la limite de 310 jours sur trois ans. Cette durée peut être renouvelée lorsque la gravité de la pathologie de l’enfant au titre de laquelle le droit avait été ouvert nécessite toujours une présence soutenue et des soins contraignants, à l’issue de la première période de trois ans. À titre exceptionnel, lorsque l’état de santé de l’enfant le justifie, le renouvellement des 310 jours peut être accordé avant la fin du terme de la période de trois ans.

Le montant de l’AJPP pour 2022 s’élève à 58,59 euros par jour et 29,30 euros pour une demi-journée.  À Mayotte, ce montant par journée est de 50,89 euros et par demi-journée de 25,45 euros. L’allocation est versée dans une limite de 22 jours par mois pour un même enfant, divisibles entre les parents.

Dans le cas où l’état de santé de l’enfant engendre des dépenses supplémentaires, il est possible, sous condition de ressources, de bénéficier d’un complément mensuel pour frais.

L’AJPP n’est pas cumulable avec les indemnités journalières (maladie, maternité, paternité, accident de travail), l’allocation forfaitaire de repos maternel, une pension de retraite ou d’invalidité, l’allocation aux adultes handicapés (AAH), le complément de l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH) et la prestation de compensation du handicap (PCH) liée à un besoin d'aide humaine. Elle n’est par ailleurs pas ouverte en cas de chômage non indemnisé.