Journée nationale de l’audition : protéger son audition à partir de 60 ans
12 mars 2026
Publié le |
Le 12 mars 2026 est célébrée la Journée nationale de l’audition. Les troubles auditifs, particulièrement fréquents avec le vieillissement, peuvent altérer la communication, favoriser l’isolement social et contribuer au déclin cognitif. Des solutions de dépistage, de prévention et de prise en charge existent. Les adopter précocement est essentiel pour préserver la qualité de vie des personnes concernées.
Les troubles de l'audition en France
65 %
des personnes âgées de plus de 65 ans sont touchées par des troubles auditifs en France.
*Source : Troubles de l’audition – Surdités · Inserm, La science pour la santé
Le vieillissement est en effet une des causes possibles des troubles de l’audition, notamment à partir de 50-60 ans. Ce phénomène est appelé presbyacousie. Cette altération de l’audition se caractérise par une surdité de perception. Elle est due à plusieurs facteurs individuels (âge, prédisposition génétique), et extérieurs (exposition au bruit, prise de médicaments toxiques, maladies de l’oreille, etc.). L’évolution démographique laisse prévoir qu’une personne sur trois sera atteinte de presbyacousie en 2050.
Les effets des troubles de l’audition sur la qualité de vie
Lorsqu’elle n’est pas prise en charge, la presbyacousie affecte les capacités de communication des personnes concernées, ainsi que leur qualité de vie. En effet, la perte d’audition est généralement liée, chez les personnes de plus de 65 ans, à un déclin cognitif, qui peut se manifester par une altération des capacités de l’attention, de la mémoire, ou de l’utilisation de certains éléments de langage. Elle peut ainsi conduire à un isolement social, pouvant aller jusqu’à un état dépressif.
Prévenir les troubles de l’audition
La principale cause de surdité est l’exposition au bruit, que ce soit dans le cadre professionnel ou de loisir. Une exposition prolongée à des niveaux sonores élevés peut endommager de manière irréversible les cellules sensorielles de l'oreille interne et affecter considérablement les fibres nerveuses auditives.
C’est pourquoi il est important de se faire dépister afin d’éviter une dégradation trop importante du système auditif. Pour les personnes adultes, le dépistage est accessible dès l’âge de 45-50 ans sous l’égide de la médecine du travail. Si une perte d’audition est détectée, l’examen permet de définir l’importance et le type de la surdité. L’Organisation mondiale de la santé recommande de faire un dépistage systématique dès l’âge de 60 ans.
Un dépistage précoce permet également d’avoir recours aux solutions existantes plus tôt, afin de ralentir la dégradation de l’audition. Par exemple, un appareil auditif porté le plus tôt possible stimule l’audition et évite donc à la personne concernée de s’isoler.
Repérer les troubles de l'audition
Plusieurs signes peuvent annoncer une perte de l’audition :
- des difficultés de compréhension lorsqu’une personne s’adresse à vous ;
- des difficultés à saisir une conversation dans un environnement bruyant, ou lorsque plusieurs personnes s’expriment en même temps ;
- des difficultés de compréhension des sons aigus, des voix de femmes ou d’un débit rapide de parole ;
- présence d’acouphènes ;
- une augmentation nécessaire du volume de la radio ou de la télévision.
À l’apparition de l’un ou de plusieurs de ces symptômes, il est nécessaire de se faire dépister le plus rapidement possible. Un médecin ORL ou généraliste peut également ensuite procéder à des tests plus approfondis pour dresser un diagnostic.
La plateforme Icope propose des conseils et services pour prendre soin de sa santé, notamment de son audition.
Le dispositif Mon bilan prévention permet également de faire le point sur ses habitudes de vie avec un professionnel de santé et bénéficier de conseils personnalisés afin de vieillir en bonne santé.
Soulager les troubles de l’audition
Plusieurs solutions sont proposées pour les personnes souffrant de troubles de l’audition ou de surdité :
- les aides auditives conventionnelles, par conduction aérienne ou osseuse ;
- les implants, adaptés selon le niveau de surdité ;
- la rééducation, notamment à l’aide de l’orthophonie ;
- les aides à la communication.
Un suivi médical est également assuré par un médecin prescripteur afin de suivre l’efficacité des solutions auditives mises en place.
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