Lancement de la campagne nationale de sensibilisation sur les maladies neurodégénératives
Communiqué de presse
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À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, le ministère de la Santé, de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées lance une campagne nationale de sensibilisation aux maladies neurodégénératives pour mieux les faire connaître et faire évoluer les représentations.
Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, maladie à corps de Lewy… Plus de 1,6 million de personnes vivent aujourd’hui en France avec une maladie neurodégénérative (MND), et ce nombre pourrait augmenter de plus de 40 % dans les vingt prochaines années.
Cette campagne s’inscrit dans la stratégie nationale Maladies neurodégénératives 2025-2030, lancée en septembre 2025, qui vise notamment à mieux prévenir et repérer ces maladies, améliorer les parcours de soins et renforcer l’accompagnement à domicile.
Le suivi de sa mise en œuvre se poursuivra le lundi 28 septembre, à l’occasion d’un comité de suivi de la stratégie nationale Maladies neurodégénératives 2025-2030 organisé au ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées aux côtés du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Ce rendez-vous permettra de faire un point sur le déploiement de la stratégie et les actions engagées.
Au-delà de leurs conséquences sur la santé, ces maladies neurodégénératives transforment le quotidien des personnes concernées et de leurs proches. La méconnaissance de leurs symptômes et de leur évolution peut contribuer à renforcer les préjugés, les inquiétudes et l’isolement social.
Mieux comprendre pour mieux agir sur les MND
Cette campagne nationale apporte au grand public des informations sur les principales maladies neurodégénératives et leurs impacts sur la vie quotidienne. Elle rappelle également que des leviers d’action existent, notamment en matière de prévention, de repérage précoce, de soins et d’accompagnement.
Mais au-delà de la maladie, la campagne porte un message essentiel : une maladie ne définit pas une personne. Une personne vivant avec une maladie neurodégénérative est aussi un parent, un conjoint, un collègue, un ami, un citoyen. La campagne vise ainsi à faire évoluer les regards, reculer les préjugés et les peurs liés à ces maladies, pour que les personnes concernées puissent continuer à être considérées dans toutes leurs dimensions et accompagnées dans le respect de leur dignité.
Une campagne déployée jusqu’en juin 2027
La campagne s’appuie sur un dispositif de communication déployé sur plusieurs mois : affiches, flyers, vidéos témoignages et ressources pédagogiques seront diffusés sur les canaux d’information du Gouvernement. Un kit de communication est également mis à disposition des partenaires pour amplifier la mobilisation.
- Affiches A3 | Campagne Regardons les maladies neurodégénératives en face | Septembre 2026 (PDF - 2.53 Mo)
- Article pré-rédigé | Campagne Regardons les maladies neurodégénératives en face | Septembre 2026 (DOCX - 71.36 Ko)
- Bannières pour site | Campagne Regardons les maladies neurodégénératives en face | Septembre 2026 (ZIP - 1.09 Mo)
- Signatures | Campagne Regardons les maladies neurodégénératives en face | Septembre 2026 (ZIP - 379.66 Ko)
Changer de regard, c’est mieux comprendre les maladies neurodégénératives, mais aussi permettre aux personnes de vivre dans une société plus inclusive, en étant mieux accompagnés.
Ainsi nous invitons chacun à « regarder les maladies neurodégénératives en face ».
Yannick Soulier : « Il y a quelque chose de trés trés dur dans cette maladie. On ne parvient plus, ou en tout cas avec difficulté, à véritablement savoir ce qu'il y a autour de nous. On a du mal à se repérer, un peu, de toutes les manières que ce soit. C'est vraiment une maladie de perte, je dirais. »
Regardons la maladie d'Alzheimer en face
Yannick Soulier : « Nous, en tant que malades, on passe son temps à essayer de trouver des astuces pour pouvoir vraiment rester ancrés. Et finalement de ne pas se déliter. En fait, c'est intéressant parce que ça nous oblige à vraiment ouvrir les yeux et à écouter, à entendre. Parce que ça nous oblige à aller chercher ailleurs.
Il faut y aller quoi. Mais il y a toujours une possibilité. Il y a toujours quelque chose qui peut fleurir comme ça. C'est une minute, c'est deux minutes, c'est trois minutes... peu importe. Mais d'un seul coup, il y a quelque chose qui se passe. Et en fait, Alzheimer, c'est un peu la même chose parce que c'est notre seul moyen de vraiment pouvoir se balader comme ça. Parce que cette difficulté, cette violence que la maladie nous charrie en permanence, elle est lourde. Mais c'est aussi notre responsabilité que de faire les choses et de continuer à avancer. Et aussi parce que simplement on doit vivre. C'est jouissif, c'est foncièrement jouissif. Je ne dirais pas que je veux, que cette maladie soit tout le temps en moi complétement. Mais je veux dire qu'on peut quand même toucher les autres.
Personnellement, ce qui peut m'ennuyer parfois, c'est d'être trop couvé. C'est extrêmement gentil de la part de tout le monde, mais le problème, c'est qu'il y a un moment où on dit : « Lâchez-moi un peu la grappe ». Pour qu'on puisse un petit peu avancer tranquille, sans que vous ayez peur de quoi que ce soit, etc. Maintenant, on est obligés aussi, nous, d'être un petit peu cohérents. Parce qu'en face de nous, nous avons des gens qui nous aident beaucoup et qui savent très bien comment cette maladie existe et comment elle est dévastatrice. Il pourrait y avoir effectivement des moments qui peuvent être extrêmement dangereux. De ce fait là, les gens ont tendance à vraiment nous couver, quoi.
Ce qui me rend heureux aujourd'hui, c'est ma famille, c’est la femme que j'aime. En fait, on est comme tout le monde, véritablement comme tout le monde. J'aimerais que les gens me voient simplement comme quelqu'un de normal, et qui, malgré la pathologie, est capable de faire des choses, de travailler avec des gens. On est vivants et foncièrement vivants. Et je dirais même que peut-être, presque plus vivants que les autres. »
Regardons les maladies neurodégénératives en face.
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« Les maladies neurodégénératives touchent aujourd’hui plus de 1,6 million de personnes en France et bouleversent aussi la vie de leurs proches. Mieux les connaître, mieux les prévenir et mieux accompagner celles et ceux qui vivent avec ces maladies est un enjeu majeur. Avec cette campagne et la stratégie nationale Maladies neurodégénératives 2025-2030, nous voulons aussi faire évoluer le regard de la société : derrière la maladie, il y a avant tout une personne, avec sa vie, ses proches, ses projets et sa place dans la société. » Stéphanie Rist, ministre de la Santé, de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
« Face aux maladies neurodégénératives, la recherche est notre premier motif d’espoir. Mieux comprendre les mécanismes de ces maladies, les repérer plus tôt, ouvrir la voie à de nouveaux traitements : c’est le travail que mènent chaque jour nos chercheurs, dans nos laboratoires, nos universités et nos hôpitaux. Changer le regard sur ces maladies, c’est aussi rappeler que la science avance, et qu’elle avance pour les personnes malades et pour leurs proches. Le ministère sera pleinement mobilisé, aux côtés du ministère de la Santé, pour que le volet recherche de la stratégie nationale tienne toutes ses promesses. » Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace
« Changer le regard sur les maladies neurodégénératives est un enjeu auquel nous nous attachons sans relâche. C’est un objectif de société pour œuvrer à une meilleure connaissance des solutions d’accompagnement et de répit qui existent pour les personnes atteintes et leurs proches, souvent aidants du quotidien. » Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées
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