« Grandir avec l’IA » : Sarah El Haïry porte la voix de la protection de l’enfance au cœur des enjeux éthiques internationaux
Publié le Mis à jour le 29/04/2026 |
À l’invitation de l’Ambassade de France auprès du Saint-Siège et de la Human Technology Foundation, Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance, a participé le 29 avril 2026 à Rome au séminaire de travail intitulé « Grandir avec l’IA : quels enjeux pour l’autonomie ? », organisé dans le cadre de l’Observatoire de l’intelligence artificielle à Rome.
Ce temps d’échange de haut niveau s’inscrit dans la dynamique de préparation du prochain sommet du G7, présidé par la France, dont l’une des priorités majeures porte sur la protection des enfants face aux transformations numériques et aux risques émergents liés à l’intelligence artificielle.
À cette occasion, la Haute-commissaire a rappelé que : « Les enfants seront les premières victimes d’une intelligence artificielle non régulée. Parce qu’ils sont les plus exposés, les plus influençables et les plus vulnérables, ils doivent être au cœur des politiques de protection. »
Faisant écho aux récentes prises de position de Pape Léon XIV, qui a alerté sur les dérives possibles de l’IA, notamment son utilisation pour alimenter les conflits, les peurs et la violence, ainsi que ses effets sur notre rapport à la vérité, Sarah El Haïry a souligné une convergence de vues : « Nous partageons cette conviction : l’innovation technologique ne peut se faire au détriment de la dignité humaine, et encore moins de celle des enfants. »
Lors d’un échange avec le Saint-Père, la Haute-commissaire lui a remis un courrier consacré à la situation des enfants victimes, prolongeant ainsi le dialogue engagé par le Gouvernement avec l’Église catholique. Cette démarche fait suite à un entretien tenu le 9 avril dernier avec l’Archevêque de Chambéry, Monseigneur Thibault Verny, Président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, et s’inscrit dans le cadre des travaux menés par Stéphanie Rist, ministre de la Santé, de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées, visant à renforcer la coopération autour de la protection de l’enfance.
Cette journée de travail a permis de réunir experts, décideurs publics et acteurs internationaux autour d’un objectif commun : faire émerger un cadre éthique robuste pour l’intelligence artificielle, garantissant qu’elle demeure un outil au service de l’émancipation, et non un facteur de fragilisation.
La Haute-commissaire a plaidé pour :
une régulation internationale ambitieuse, intégrant pleinement les enjeux liés à l’enfance ;
une responsabilité accrue des plateformes et des concepteurs d’IA ;
une mobilisation collective pour anticiper les risques, notamment en matière de manipulation, de cyberviolence et d’exploitation des mineurs.
« L’IA doit être un levier d’autonomie, pas un accélérateur de vulnérabilités. C’est une bataille culturelle, éthique et politique que nous devons mener dès aujourd’hui. » : par sa présence à Rome, la France réaffirme son engagement à porter sur la scène internationale une vision exigeante de la protection de l’enfance à l’ère numérique, en faisant de l’éthique un préalable à toute innovation.
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