La CIIVISE et le Gouvernement lancent une campagne nationale de sensibilisation à la sextorsion

Communiqué de presse

Publié le | Temps de lecture : 4 minutes

En 2024, les cas de sextorsion pris en charge par le 3018 ont augmenté de 74 %. Une forme de chantage qui touche particulièrement les mineurs, et notamment les filles et les garçons âgés de 11 à 17 ans.

Face à l’ampleur du phénomène, la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) et le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées déploient une campagne 100 % digitale, ancrée dans l’environnement quotidien des jeunes, pour les aider à mieux identifier, connaître et nommer cette forme de cyberviolence sexuelle, mais aussi à savoir comment réagir lorsqu’ils y sont confrontés, qu’ils soient victimes ou témoins, en parlant à un adulte ou en contactant le 3018 (gratuit et confidentiel).

Le lancement de cette campagne intervient à l’occasion du Comité de suivi interministériel du Plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2023-2027, réuni ce lundi 28 septembre. Ce comité permet de dresser un bilan des avancées du Plan et de renforcer sa mise en œuvre, avec une attention particulière portée à l’effectivité de la protection et de la prise en soin des enfants victimes. À cette occasion, plusieurs nouveaux outils sont présentés, parmi lesquels la campagne de sensibilisation à la sextorsion, la nouvelle campagne du 119 et le e-learning national « Enfants en danger », disponible à compter du 1er octobre.

Une campagne qui met en scène les mécanismes de la sextorsion à partir du 25 septembre 2026 sur Tiktok et Snapchat

La campagne met en scène des situations auxquelles des adolescents peuvent être confrontés, afin de montrer concrètement les stratégies d’emprise (grooming) mises en place par les agresseurs : aller à leur rencontre sur les réseaux qu’ils fréquentent, gagner progressivement leur confiance et, souvent, se faire passer pour une personne qu’ils ne sont pas.

Lorsque le jeune ne voit plus d’issue face au chantage, la campagne introduit la notion de sextorsion et désamorce le sentiment de honte et de culpabilité : le jeune est victime de chantage et d’une violence sexuelle, il n’est pas responsable – la responsabilité de l’infraction incombant exclusivement à l’agresseur – et ne doit pas rester seul face à cette situation. Elle incite au réflexe immédiat de contacter le 3018, service gratuit et confidentiel, qui accompagne notamment les jeunes victimes de violences numériques et peut intervenir pour signaler et faire supprimer des contenus ou des comptes préjudiciables. Le 3018 est notamment accessible via un chat particulièrement adapté aux usages des adolescents.

Sextorsion, de quoi parle-t-on exactement ?

C’est une forme de chantage qui consiste à menacer une personne de diffuser des photos ou vidéos intimes la concernant, notamment auprès de ses proches ou sur les réseaux sociaux, afin d’obtenir de l’argent, de nouveaux contenus intimes ou l’exécution d’actes sexuels. Elle peut survenir après l’envoi volontaire d’une photo ou d’une vidéo, mais également à partir d’un contenu obtenu sans le consentement de la victime, par exemple à la suite du piratage d’un compte ou de la création d’une image truquée, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Chaque menace, chaque pression, chaque diffusion non consentie est un acte illégal passible de poursuites pénales, avec des peines allant jusqu’à 10 ans de prison. 

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : « La sextorsion est une violence qui touche directement nos enfants et nos adolescents, dans un espace numérique qui fait pleinement partie de leur quotidien. Nous devons leur donner les moyens de reconnaître ces situations, de savoir qu’ils n’en sont jamais responsables et surtout de ne pas rester seuls. Avec cette campagne, le réflexe c’est : en parler et contacter le 3018 pour être accompagné et protégé. »

Plus d’informations sur : www.ciivise.fr et sur solidarites.gouv.fr/lutte-contre-la-sextorsion

Contact presse

Secrétariat d'Ariane Vincent, conseillère presse et communication
Ministère de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées
Cabinet de Mme Stéphanie Rist
Mél : sec.presse.sfaph@sante.gouv.fr

Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) 
Denis Roth-Fichet 
mail : sec-ciivise@sg.social.gouv.fr

Lire aussi

Partager cet article

Paramètres d'affichage

Choisissez un thème pour personnaliser l'apparence du site.